Poliakov 70 : un bon cru !

Publié le par Yann Borgnet

 

Les Grandes Jorasses, un nom qui fait rêver plus d’un alpiniste... Mais surtout, un nom qui fait frémir, surtout lorsqu’on évoque sa face nord ! En réalité, pas si raide... Certains se sont amusés à mesurer que son inclinaison moyenne était de (seulement) 60°... Mais cela reste une moyenne, et cette face fait partie des faces nords les plus mythiques des Alpes... Ce n’est pas pour rien qu’elle appartient à cette fameuse trilogie EIGER-CERVIN-JORASSES !
Après un but en avril causé par un vent à décoiffer n’importe quel gel l’oréal, c’est sur un coup de tête que nous décidons d’y remettre les pieds. Cette fois-ci, ce sera avec Robin Revest, toulonnais, pilote un jour, alpiniste de grand talent le lendemain ! En montagne avec Robinof, tout roule ! En début de semaine, nous réservons donc la fin de semaine pour aller en montagne... Le temps évolue tous les jours... Au début, nous étions partis pour un petit enchaînement, mais la logistique et le créneau météo n’étaient pas au rendez-vous ! Cela s’est donc transformé en une Ginat aux Droites en non stop depuis la vallée, pour cause de télé fermé et refuge d’hiver d’Argentière également fermé... Et puis tiens, pourquoi pas les Jorasses?? A priori, nous avions tous les deux cette idée en tête ! Nous étions emballés, restait à suivre l’évolution de la météo... Jeudi matin, nouveau coup de fil pour prendre une décision... J’étais en cours d’escalade en falaise... La météo alors annoncée par météo france : “une perturb passe dans la nuit de vendredi à samedi, et peut donner quelques précipitations jusqu’en cours de matinée...” Pas génialissime pour tenter la face nord des Jorasses... Et puis zut, tu n'as qu’à monter, on verra bien !
Dans quoi me suis-je engagé... ?!
Le soir même, Rob débarque dans ma piaule de Technolac, nous regardons météo et topos... Il y a encore beaucoup d’incertitudes : d’abord cette météo qui ne cesse d’évoluer de jours en jours, mais surtout les conditions de la face ! La Colton/Mc Intyre a été répétée il y a peu de temps, mais cette goulotte est souvent en condition. Il y a très peu d’infos sur cette polonaise 1970, le topo indique des longueurs en glace très fine... Autant dire que si cette dernière n’est pas au RDV, ça va réellement être du sport !
La version de la voie que nous voulons faire n’est pas la version originale, mais une combinaison initiée par l’équipe des mutants niçois Stéphane Benoit et Patrice Glairon-Rappaz. La voie initiale passe, dans le bas de la paroi, par un bastion rocheux nommé “la Poire”. La version glace et mixte des Niçois passe par un grand couloir-goulotte situé juste à droite de la poire. A priori, cette voie compte une dizaine de répétitions, dont 3-4 par la version glace/mixte.

Sur le papier, ça donne TD+, 5, M5+ 800m...

 

Tracé polonaise face entière

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Deux photos prises le 01/10/10 avec le tracé de la version glace et mixte de la voie Polonaise 1970

(cliquer sur la photo pour l'agrandir)

 

Vendredi matin, après deux petites heures de cours (et oui, je suis aussi sérieux de temps en temps), départ pour Annecy. C’est le moment des préparatifs, rituel qui se répète, mais rituel d’importance, et qui ne doit donc pas tomber dans la routine. En montagne, l’oubli d’une cartouche de gaz, d’un piolet ou autre peut être dramatique ! Pour l’instant, tout est en vrac dans les caisses, on verra plus tard pour le choix final du matos !
Nous ne sommes pas en avance, et ce n’est que vers 15h que nous arrivons dans la cité chamoniarde. C’est alors les traditionnelles questions du style “tu prendrais combien de broches?”, ou “tu as du gaz?”... D’ailleurs, il est où ce satané gaz? Rob pensait en avoir dans sa voiture... Je cours donc vite à Snell acheter une cartouche.
A 16h, accompagnés de quelques Japonais/Anglais, nous prenons le Montenvers. On se sent seul, d'ailleurs, ce sentiment ne va que s’amplifier durant la soirée : seuls dans le wagon, seuls dans les Echelles, seuls sur la mer de glace, seuls au refuge de Leschaux... Seuls dans la face ! Cette solitude tant recherchée, mais à la fois tant redoutée ! Lorsque nous attaquons l’approche, les nuages envahissent les sommets alentours... Les Jorasses restent invisibles. Tout à l’heure, nous avons pu voir les faces nords des aiguilles de Chamonix... C’était vraiment tout plâtré... J’en suis resté bouche bée !

 

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L'ami Rob à l'approche du refuge !

 

J’aimerais vraiment voir la face ce soir, cela me permettrait de faire le point sur les conditions, et avant ça de repérer le tracé, mais surtout le cheminement de l’approche. Le pied des Jorasses est constitué d’un glacier très problématique car très crevassé. C’est comme un labyrinthe géant dans lequel il faut retrouver son chemin. Seule différence : au lieu d’avoir de grand murs infranchissables, ce sont d'immenses trous béants, de plusieurs mètres de large, et parfois très profonds ! J’ai toujours été hanté par ces éléments, pourtant très présents en montagne !

 

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Le contraste est frappant ! Dernière marque de vie avant un déluge d'éléments minéraux !

 

Nous arrivons au refuge assez tard. Heureusement, entre-temps le ciel s’est dégagé, et nous pouvons admirer cette face majestueuse.
Premier constat, le côté droit de la face (où nous allons) est extrêmement plâtré, contrairement au Linceul (grande pente de neige à gauche de l’éperon Walker) qui est en partie en glace noire ! L'itinéraire n’est à mes yeux pas très clair. Je ne vois pas vraiment où cela passe après le “névé suspendu”. Il devrait y avoir une fine goulotte, mais je ne vois absolument rien... Autant de sujets qui viennent allonger la longue liste des inquiétudes et des interrogations ! Un bon point : à part à 2 endroits, l’approche semble assez évidente !

 

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Vue des Jorasses depuis le refuge : on en profite pour un petit repérage de l'approche et de la ligne...

 

Après un repas constitué de salade à la provençale, Bolino “hachis parmentier”, riz à la sauce tomate et soupe de grand-mère, nous nous couchons, la tête pleine de questions.

 

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La tranquilité et le calme de ce lieu sont idéals à la préparation mentale nécessaire à un tel voyage...


Lors des périodes d’avant courses “sérieuses”, je pense énormément aux personnes qui me sont chères... Et à d’autres sujets bien tabous ! Je tiens énormément à la vie, et je ne vais absolument pas dans ces faces pour “engager la chair”, sinon je n’y mettrais même pas les pieds. Je me lance dans des projets pour lesquels je suis sûr d’avoir une certaine maîtrise de l’engagement. Par exemple, je n'en aurais aucune dans une voie qui se déroule juste au dessous d’énormes séracs ne demandant qu’à tomber... J’essaie de limiter au strict minimum ces “risques objectifs” impossibles à contrer.
Bref, le réveil est fixé à 2h, alors il n’est plus temps de penser à ces choses-là, il faut dormir !

Une sonnerie ignoble me tire d’un profond sommeil... ça commence bien ! Ptit pissou pour constater que le ciel est étoilé... La météo se serait-elle trompée?! A 3 h c’est le grand départ ! Nous remontons la première langue glacière, peu crevassée, désencordés. Alors que le cheminement paraissait évident hier soir à la lumière du jour, il l’est aujourd’hui beaucoup moins avec la seule lumière des frontales !
La météo ne s’était pas trompée, peu à peu le ciel s’ennuage. Bientôt, une épaisse couche nuageuse englobe le sommet des Jorasses... Au bout d’un moment, nous tombons sur des traces qui se dirigent vers la FN. Elles font plaisir ces traces ! Et puis tout à coup, les traces s’arrêtent... Cul-de-sac, but ??? Les questions fusent dans ma tête... Facteur plutôt déstabilisant et pas vraiment rassurant ! Pour assombrir encore un peu plus la situation, il commence à neiger... C’est l’heure des doutes, mais chacun les garde pour soi, aucun de nous deux n'ose en parler à l’autre. Je m’emploie donc à tracer, souvent de mi-mollets aux genoux, parfois même jusqu’à mi-cuisses ! Le cheminement n’est pas toujours évident, et cela nous oblige souvent à faire quelques détours ! Quelques plaques à vent sont parties, nous devons être vigilants ! Au bout d’un moment, je laisse Rob faire la trace. Mine de rien, tu lâches des cartouches en traçant dans une neige comme celle-là !

 

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Rob au niveau d'une plaque à vent... Il neige : petit tableau de la situation !


Le départ de la voie est assez facile à trouver : il se situe juste à droite d’une grosse tache circulaire noire... Cela facilite grandement les choses !
J’attaque, il neigeotte toujours, mais nous décidons de faire confiance à Météo France ! La rimaye n’est qu’une formalité, je m’engage alors dans le couloir/goulotte. Le vent est assez faible, pourtant, nous prenons spindrifts sur spindrifts (genre de petites avalanches) dans cette première partie. C’est pour cette raison que nous avions renoncé ce printemps. Nous décidons de continuer quand même, en sachant que les grosses difficultés de la voie sont à l’abri de ces coulées de neige.

 

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Le couloir de départ, siège de spindrifts à répétition !

 

Nous progressons assez rapidement en corde tendue jusqu’au niveau supérieur de “la Poire”.

 

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Fin du couloir

 

C’est alors que nous commençons à tirer des longueurs. Rob attaque par une petite longueur en glace.

 

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Rob à l'attaque de la première longueur qui va nous permettre de rejoindre le "névé suspendu"

 

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Première longueur de glace, toujours avant le névé suspendu

 

Je ne vois pas trop où nous devons passer pour rejoindre le “névé suspendu”. Selon les observations de la veille, il faut monter en ascendance à gauche. Le topo indique du mixte facile et une traversée en neige. Rien de tout ça. Je continue par une longueur de mixte dans une espèce de petite goulotte.

 

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Une longueur archétype de la longueur, mais sans glace... Il faut alors redoubler de créativité pour trouver des ancrages farfelus dans des fissures ou autres réglettes !

 

Une dernière longueur courte en traversée délicate nous permet de rejoindre le point supérieur du névé.

 

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   Le névé est en vue, je suis soulagé car le cheminement pour l'atteindre n'était vraiment pas clair dans ma tête !

 

La suite m’inquiète un peu... Il n’y a pas beaucoup de glace ! Les 3 longueurs qui suivent constituent le passage clé de la voie. La première, c’est moi qui m’y colle, et c’est une longue et magnifique longueur de fine goulotte, assez difficile à protéger. Il faut être léger sur les coups de piolet, au risque de tout casser !

 

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J'affectionne tout particulièrement ce type de longueur où il faut rester super concentré, et où il faut réfléchir à la manière de passer... Un vrai casse-tête chinois pour trouver les ancrages et les potentielles protections !

 

 

Ces longueurs absorbent, te coupent complètement de la réalité. Ton esprit est entièrement mobilisé par la sauvegarde de ton intégrité. Tu ne peux pas te permettre de penser à autre chose qu’à la qualité de tes ancrages, qu’à l’emplacement de tes futures protections... Ce qui est très grisant, c’est de parvenir à contenir son stress face à l’engagement que requiert ces longueurs, et par conséquent se sentir maître de la situation, grimper posé et en toute sérénité.
Je bétonne le relais.

 

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Rob dans le premier crux...

 

La longueur qui suit : une traversée horizontale vraiment pas évidente en dry-tooling. Pour l’aspect théorique des choses, du M5+. En pratique, quelques pas bien fino sur les pieds (pointes de crampons), et des protections à placer soi-même. Bientôt, Rob me crie “RELAIS !”.

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Rob dans le 2ème crux : une traversée gazeuse en dry, puis une superbe goulotte !

 

C’est à mon tour... Le départ n’est pas trop dur, j’enlève la première protection, puis suit un des deux crux de la longueur. Le point suivant est bien 3 mètres à droite ! Saligo ! Pour le coup, je n’ai pas le droit à l’erreur ! Après quelques jurons, je trouve enfin une manière de passer ! Ouf !

 

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Un aperçu de l'ambiance depuis le relais de la traversée en dry... C'est extrêmement grisant !


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On voit bien le couloir emprunté au départ, là encore, belle ambiance !


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Fin du 2ème crux... Le gros des difficultés est passée, mais il ne faut néanmoins pas relâcher l'attention !

 

La dernière longueur clé est moins difficile : un petit pas de dry permet de rejoindre une belle coulée de glace.

 

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Dans le pas de dry...

 

Bientôt, je me retrouve dans une longue et magnifique goulotte ! Ca se couche par rapport au bastion rocheux, ça devient presque cool ! On décide donc de partir en corde tendue. Voulant aller un peu trop vite, je continue tout droit, dans la logique des choses. Un mur vertical d’une dizaine de mètres me surplombe. Il y a bien une fine goulotte, mais la glace est bulleuse, et un coup de piolet suffit pour tout casser ! Ce n’est pas par là que cela passe. En prime, une petite désescalade et 30mn de perdues ! A ce moment-là de la journée, chaque minute compte. Nous trouvons enfin la sortie de ce long labyrinthe en traversant à gauche par une rampe, de l’autre côté de l’éperon, une goulotte !

 

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Rob à la sortie de la voie, heureux !

 

Ce n’est qu’à 19h que nous parvenons sur l’arête ! 12h de lutte dans cette face, et nous n’avons même pas le temps de savourer, il faut déjà penser à la descente. Un coup d’oeil de l’autre côté me casse le moral. La montée, c’est une chose mais aux Jorasses, il ne faut rien négliger, et surtout pas la descente. Une pente de neige assez raide avec de nombreux rochers affleurants... 200m plus bas, on voit les traces de la voie normale. Vivement là-bas !
Nous ne tardons pas. Dans 45mn, c’est la nuit, et ce serait vraiment bien de descendre cette pente de jour. Encordement à 30m et pose régulière de protections. Le tragique accident de Chloé cet été n’est pas pour rien dans ce choix. D’ailleurs, c’était juste en face, une petite pensée en voyant cette Noire de Peuterey, si magnifique mais si cruelle à la fois !
Finalement, cette descente n’est pas si terrible. Un léger regel permet d’avoir une certaine tenue sur la neige. La rimaye est une fois de plus une formalité... Tout roule à point. A peine une demi-heure pour rejoindre les traces, c’était vraiment inespéré ! Nous prenons alors le luxe d’une petite pause pour manger, la première depuis 3h ce matin... Nous pensions en avoir fini avec les galères d’itinéraires... Encore une fois, Jorasses ne nous fait pas de cadeau ! Garce, elle ne se laisse pas dompter comme ça !
Après l’arête du Reposoir, une coulée de neige a effacé les traces, juste avant la barre rocheuse... Impossible de trouver les rappels empruntés par nos prédécesseurs... Après deux allez-retours, nous décidons de descendre sur un relais trouvé sous la neige. Ce n’est sûrement pas le bon... on avisera. Le fait que nous soyons de nuit complique extrêmement les choses. De jour, nous aurions pu repérer facilement les traces en dessous de la falaise, et ainsi trouver les rappels. Là, nous ne voyons rien. Un long rappel de 60m nous pose sur une pente de neige. Aucune trace... En descendant un peu, nous arrivons au dessus d’une seconde barre, et surprise ! : les traces passent juste en dessous ! Deux solutions : passer sous les séracs à gauche, ou tirer un autre rappel, quitte à ressortir la corde que je viens de plier ! Nous optons pour cette dernière solution ! Enfin ces satanées traces. Cette fois, plus question de les perdre, assez de temps perdu ! C’est parti pour un slalom entre des crevasses de taille réellement inhumaine... Celles de l’approche, des fourmis comparées à celles-là. Nous sommes tous les deux à bout, ce n’est vraiment pas le moment de relâcher l’attention. La sécurité avant tout : nous nous encordons à 30m, si un de nous tombe dans un trou, cela sera plus facile d’enrayer sa chute. Bientôt la fin du glacier : exit les crampons, le casque, la corde... ! Encore une demi-heure, et c’est le refuge Boccalate. Une délivrance, je n’en peux vraiment plus, je suis exténué ! En guise de repas : 3 petites soupes, c’est maigre ! Cette nouvelle nuit en refuge n’était pas prévue...
La fatigue nous coupe réellement la faim. La course est faite, tout danger est écarté... Je suis heureux !
Il est 1h, je me couche enfin... 23h que je m’active.

Le lendemain, c’est avec le sentiment de l’action bien menée et le coeur léger que je laisse divaguer mon esprit jusqu’aux limites de l’infini. Même si il y eut de nombreux moments plutôt désagréables, entre le froid, l’incertitude, la peur du pont de neige qui lâche... cette ascension restera à jamais gravée dans mon esprit comme une réussite, et les désagréments seront bien vite oubliés, au profit du souvenir d’un merveilleux voyage avec un super ami !

Après 2 heures de descente, nous parvenons sur la route qui parcourt le Val Veny. Après quelques essais infructueux, une équipe de Suisses nous prend en stop, et nous dépose à 20m de la voiture, de l’autre côté de la frontière... coup de chance !

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Romain 25/11/2015 18:19

Superbes photos et récit de votre course.
Ca fait vraiment du bien d'avoir un peu d’honnêteté de parler de moments "d'incertitudes", de "peurs", ou moments "désagréables". Cela nous change de ces récits faussement modestes parlant sans cesse de "c'etait cool quoi" de "longueurs magnifiques" ou "sympas", pour dire en fait que "on en a trop bavé c'etait du mais faisons semblant".

Je crois que la modernité en montagne c'est pas forcément accomplir un nouvel exploit, mais donner l'envie aux autres de pratiquer et faisant des récits humbles et honnêtes, reflétant plus l'envie de grimper que de flatter son ego dans un esprit 200% compet' déguisé.

Merci donc pour ce récit très inspirant et tellement plus honnête que les 3/4 des récits de voies mythiques sur le web français qui laisse place au plaisir, au cheminement personnel et aux incertitudes, peurs, joies, folies toutes ces émotions qui nous définissent en tant qu’êtres humains, les grimpeurs y compris ;-)))

Amicalement

Romain Alpiniste amateur passionné

P.s. on est pas les seuls à se la péter, pour avoir vécu et grimpé en Ecosse pendant 6 ans, leur manière à eux de se la péter c'est de dramatiser à fond, style qu'ils ont défié la mort à chaque instant, au'il n'y avait nul endroit plus dangereux au monde, que c'etait du ABO+++ quand c'était en réalité du AD, mais que dans un élan héroïque ils y sont allés quand même et que la voie était impossible mais qu'avec tellement de chance vu leur manque de talent, grâce à cette chance inouïe ils y sont arrivés ;-)

Nike Shox 11/10/2012 09:39

er mange av de vakre skuespillerinnen intet unntak, og de kjører mens du gjør yoga ikke glem å nøye sammen

Mulberry Bayswater Vesker 08/06/2012 08:37

Hver pakke har en rekke prosesser, mykt skinn og nitid hånd suturering, og har brukt hendene på verkstedet produksjonsprosessene, istedenfor å bruke maskiner til høyt volum produksjon. Produkt
kvaliteten på Mulberry vesken er veldig slitesterk.

montcalm 29/01/2011 12:37


Impressionnant !
bravo , un super moment avec toutes ces photos spectaculaires .
Bravo pour le blog , dépaysement assuré .
" La voie vers le sommet est comme le chemin vers soi-même , solitaire "
Alessandro Gogna


Yann Borgnet 02/02/2011 20:24



Bonjour Montcalm,


Merci pour ce commentaire ! J'essaie de partager du mieux que je peux ce que je ressens là-haut, mais aussi des images... Il manque juste quelques MaJ :)


Je ne sais pas de quel sommet parle Gogna dans cette citation, mais si c'est la montagne, je pense que je ne la grimperai jamais seul !


A bientôt,


Yann



Matt 14/10/2010 15:37


Bien joué, les photos sont très impressionnantes - belle perf technique, physique et mentale. Le reste du blog est aussi remarquable. Je suis impressionné.